Comment ne pas accompagner un enfant en situation de handicap?

Ceci est une caricature qui ne saurait représenter ni une profession, ni l’ensemble de l’institution, ce disclaimer tiendra lieu de mise en garde.

A toi mon cher ami Al…. qui vit cela tous les jours et qui ne peut lire ces mots

Cet article d’utilité publique est sorti de mon cerveau dérangé, trop souvent les prise en charge mènent à des changements, du travail, des évaluations. Or, cette chaîne sans fin peut conduire à l’autonomie partielle de la personne et qui sait à le sortir de la voie sacrée de l’institution (pensons aux collègues futurs)

I) L’évaluation :

           a) Faire des objectifs flous

Au moment de l’évaluation, soyez toujours flous sur les objectifs, visez un objectif haut, exemple « qu’il ne mette plus rien à la bouche ». Cet objectif vous permettra de ne pas décliner les moyens. Par ailleurs, ne faîtes surtout pas de cotations préalables, il serait illusoire de savoir combien de fois ils mettaient d’objets à la bouche avant intervention, ça risquerait de souligner que l’intervention est inutile. Plus l’objectif est flou moins on vous demandera des comptes, prenez au besoin un objectif déjà atteint. Autre point primordial, n’écoutez pas le diagnostic, c’est une étiquette qui ne tient pas compte des réalités humaines de la subjectivité.

           b) Discuter avec les parents:

Les parents ont souvent des besoins très concrets, par exemple mettre en place un planning, travailler la continence ou qu’il puisse maîtriser le pecs. N’écoutez surtout pas ses besoins, arguer que pour l’instant on travaille la familiarisation avec l »équipe. Demandez aux parents s’ils pensent que leur enfant est prêt pour la continence? Dans la positive, arguez que ça risque de l’angoisser. Au besoin utiliser des arguments issus du monde de l’autisme, « n’est ce pas une volonté de neurotypique d’être continent? ». Demandez plutôt des couches qui se déchirent, c’est bien plus pratique pour changer l’enfant, il sera continent quand le déclic viendra.

Enfin pour éviter des tensions, promettez d’y réfléchir, le temps en institution se compte en années, quand les parent eux attendent des réponses rapides. Rappelez au besoin qu’il y a des années d’attente dans ces lieux, ce n’est pas aux parents de vous apprendre votre métier.

II) L’intervention

             a) Occuper un enfant autiste:

L’atelier contes, la psychomotricité à 15,  la piscine, se rendre à Leclerc, l’atelier pâtisserie sont autant d’interventions à l’efficacité démontrée pour se reposer pendant les heures d’intervention. Mais parfois il est pénible de voir un enfant autiste vous crier dessus, aussi n’hésitez pas à voir le pédopsychiatre local, la tranquillité d’un éducateur c’est simple comme un risperdal.

           b) Travailler en équipe:

Bien sûr, il ne s’agit pas de travailler avec les libéraux locaux, dont il faudra se méfier en ajoutant que leur accompagnement ne sert à rien, mais tout simplement travailler avec les collègues. Assurez-vous que chaque collègue est dans le même état d’esprit, normalement l’institution se sera chargé de les rendre comme tel ou de les évincer au besoin. Nous n’avions pas à supporter des gens qui veulent travailler ici. Mettez les enfants ensemble, et parler en sirotant au café. Evidemment les troubles du comportement redoublent aussi vous pouvez exiger un casque anti bruit pour les enfants, pour les éducateurs. Parfois les enfants mangent des feuilles pendant que vous discutez mais ne vous inquiétez pas, c’est aussi une façon de les préparer à l’IMPRO horticulture. Les personnes autonomes d’ailleurs les ramasseront.

            c) En cas de drame

Vous avez fait une bétise, vous avez été violents, ou pire, ne vous inquiétez guère sur ce point. L’institution se protègera avant de protéger les résidents. Donc ne vous en faîtes pas, quant aux parents, les menaces de repartir derniers sur la liste d’attente devraient les calmer.

III) L’évaluation

          a) Avec les parents:

Les parents vous demandent des comptes, voire les autres professionnels. N’hésitez pas recopier le PPI de l’année dernière et arguer que même s’ils ne s’en rendent compte il y a des progrès. Devant leur refus, n’hesitez pas, contre-attaquez « hum j’ai remarqué que Pierre était moins calme le lundi, se passe-t-il quelque chose le week-end? ».  Ajouter au PPI de l’année dernière la piscine utilisez des termes comme verticalité, limite du corps dans l’eau, cela impressionne au moins les parents.

       b) Avec les autres pros

Face aux autre pros rappelez-le bien, il n’y a de pro que l’institution, les autres ne servent à rien puisqu’ils ne favorisent pas la vie en institution.  Une orthophoniste? Mais à quoi peut servir une orthophoniste? Nous faisons déjà du PECS (nous avons collé un pictogramme sur chaque porte), quant à l’ABA, chaque enfant qui se tait pendant le café a le droit à un bonbon. Bref, ne vous laissez pas démonter, vous êtes formé, vous êtes l’institution et l’autorité. D’ailleurs si on vous demande vos formations, citez tous les noms que vous connaissez: PECS, ABA, MAKATON…

Conclusion:

Bien sûr la liste des propositions pour ne pas accompagner est loin d’être exhaustive,  mais fort de ces précieux conseils, je ne doute pas que vous réussirez. Rappelez vous l’acceptation des personnes en situation de handicap est à ce prix, montrer qu’elles doivent être acceptées (en institution) telles qu’elles sont. C’est un rempart contre le capitalisme  qui veut rendre les personnes handicapées autonomes.

 

L’inclusion scolaire virtuelle: la réalité de demain

(Ceci est de l’humour)

Des représentants enthousiastes

C’est donc devant le monde associatif et le monde scolaire que Jean-Michel Blanquer a présenté ce système innovant de la réalité scolaire virtuelle. « Cette révolution est le début d’un changement de paradigme, une nouvelle ère »

Sophie Cluzel dans un discours a rappelé que l’inclusion était une priorité de ce gouvernement « trop souvent les enfants autistes ne savent pas être élèves et n’ont pas d’enseignants en IME, avec ce système, le gouvernement signe son entrée dans l’inclusion de demain (…)  l’inclusion c’est vraiment notre ADN (virtuel) ». Stanislas Deahenne la rejoint « Les neurosciences ont révolutionné l’inclusion ».

Inclusion scolaire virtuelle

Difficile lorsqu’on est en IME de reproduire une classe et même de retrouver l’ambiance scolaire si propice au travail. Avec ce casque, l’immersion est totale, puisqu’enfin l’enfant autiste pourra accéder à un temps plein sans même quitter la salle de vie de l’IME. L’IME devient virtuellement une plateforme scolaire. Vincent, un éducateur témoigne « Avec ce casque, l’inclusion est sans limite, c’est la fête de l’inclusion ». Louna (10 ans) Asperger haut potentiel et bénéficiaire de l’IME nous raconte son expérience « C’est la première fois que je peux rester une journée entière en inclusion, je me suis même fait un ami ». Les parents de Louna sont ravis de l’expérience « Nous avons eu une AESH Virtuelle notifiée par la MDPH en moins de 3 mois, pour une fois nous ne craignons plus la rentrée». Sophie Cluzel abonde « Levons l’autocensure, si l’IME ne peut pas venir à l’école, faisons venir (virtuellement) l’école à l’IME »

La réalité virtuelle au service de l’inclusion

Cette expérience à l’IME « les éducateurs terribles » montre qu’un enfant autiste peut être virtuellement dans une école. Des casques de réalité virtuelle pour qu’enfin les personnes puissent côtoyer des personnes handicapées sont déjà en vente. D’ailleurs l’application « vivez ma vie de SDF sans sortir de chez vous » affiche déjà 2 millions de téléchargement.  Pour encourager les entreprises à utiliser ce système, toutes les sociétés qui accueilleront virtuellement des personnes handicapées n’auront plus un quota nécessaire de personnes handicapées. Le Medef salue déjà cette initiative

Chance et vie voulait encore une fois partager ces innovations au cœur du changement (virtuel) de paradigme, déjà le président Emmanuel Macron a souhaité travailler sur une nouvelle option  un monde sans gilet jaune et sans opposants, la réalité de demain? :

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Crédit : Nouvel obs

Crédit image d’en-tête : Maxicroco

Trouble de la personnalité de la blouse blanche (issu du DSM-7)

Cet article se veut parodique, il ne vise qu’une minorité de personnes et est là pour prendre du recul sur des situations. Il est évident que de nombreux psychiatres, médecins ne rencontrent pas les critères énoncés et encore moins les infirmières.

Critères diagnostiques :

A) Déficit persistant de la communication réceptive, le sujet est incapable d’écouter son patient et  la conversation demeure unidirectionnelle notamment face à un sujet féminin. Volonté affichée de ne pas croire son interlocuteur et adresse agressive ponctueront un discours jargonnant et peu explicite

B) Intolérance aux remises en question, incapacité à suivre une formation, la personne aura une flexibilité cognitive particulièrement absente

C) Ritualisation des comportements, la personne donnera des prescriptions de façon uniforme, ritualisera ses comportements au cours de l’examen clinique d’autrui. Ceci alors même que les dits traitements seront inefficaces. Bien entendu aucune évaluation de l’intervention ne sera réalisée et la personne ne sera adressée à aucun autre spécialiste. Ceux-ci étant considérés comme des ennemis du porteur de la blouse blanche.

D) Une hyperéactivité aux critiques sera à craindre lorsque vous tenterez d’exprimer votre avis. Une formation de type gestion des troubles comportements majeurs et une indifférence programmée pourraient être utile en pareil cas. L’immobilisation est parfois nécessaire.

E) Les symptômes sont souvent présents dans l’enfance mais deviennent intenses post-doctorat

F) Ces troubles ne sont pas mieux expliqués par le trouble de la personnalité du post-doctorat qui demeure très similaire

G) L’absence de souffrances liées au comportement est significative, la personne est ravie de pouvoir afficher ses diplômes et ne se rendra pas compte de son attitude destructrice envers autrui. L’absence de compassion, la condescendance doivent être particulièrement marquées et avoir un retentissement sur autrui.

Spécifier si :

  • Dysgraphie associée : La personne rend des ordonnances illisibles
  • Trouble de la conduite: se met dans des situations à risques pour maintenir son discours et insulte ses interlocuteurs
  • Avec des émotions prosociales absentes, la personne doit alors répondre à deux critères, l’absence totale de compassion,  une agressivité marquée face à autrui

Prévalence :

Au cours de la dernière décennie, la fréquence a beaucoup augmenté, cela peut s’expliquer par plusieurs faits,  au départ nous pensions que seuls les psychanalystes étaient touchés jusqu’à se rendre compte que l’EBM ne protégeait nullement de cela .Un environnement qui soutient cette personne et le fait d’être un homme sont des facteurs qui argumentent fortement la fréquence. Le sexratio est établi à 9 hommes pour une femme porteur de ce trouble.

Evolution:

Hélas, les perspectives d’évolution sont faibles, le sujet aura même tendance à chercher des pairs du même acabit et à former un groupe pour éviter toute évaluation de sa pratique. Au fil des années, l’expérience semble souligner une aggravation symptomatologique. Il est à noter que la présence de soutien manifeste de la part du public lié à l’obtention de diplômes peut considérablement renforcer une symptomatologie existante.

Étiologie:

Il semble établi que dès l’enfance, la personne peut faire montre d’une absence totale d’écoute et d’humilité.  Il passe sans mal les tests de théorie de l’esprit mais la personne semble incapable de la moindre compassion. Si elle ne souffre pas elle même, elle infère souvent des souffrances chez autrui qui n’en manifestent pas.

 

 

 

Renversons les situations

Pour lutter contre les discours validistes,  j’ai renversé un triptyque d’articles. Il faut savoir que ces articles peuvent être mal vécus par les personnes concernées, ce n’est pas un acte méritoire, de faire du ségrégatif dans des écoles d’embaucher 4 personnes autistes, d’adopter une personne trisomique… C’est juste quelque chose qui ne devrait même pas faire l’objet d’un article et pour cette première un pis-aller à peine acceptable

I) L’inclusion scolaire des personnes neurotypiques

 

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        Une classe de personne autiste va accepter un enfant typique

sans accompagnant

 

« Nous ne sommes pas formés pour ça, nous ne sommes pas des soignants » disait l’institutrice, toutefois devant la pression de l’état, Marc intégrera la CLIS de Paray-le-Monial au moins 1 heure par semaine pendant le cours d’art plastique. Difficile de faire une meilleure inclusion.

Jean, jeune enfant autiste asperger, témoigne  » Il n’est pas comme nous, souvent, il essaie de discuter des émissions de télé, ou parler de football mais personne ne lui répond ». Marc pourtant fait des gros efforts, bien des parents d’enfants autistes craignent que du retard soit pris dans la classe avec ce nouvel élève « Il serait mieux avec les autres comme lui » déclare Samantha. « Il faut tout adapter » ajoute l’enseignante, « il faut rendre implicite les règles, en sachant que même ainsi, cet enfant aimera les enfreindre »

Celle qui a le plus peur est l’AVS, patricia qui craint les comportements violents et les agressions sexuelles qui sont si nombreuses dans la neurotypie. Les parents de Marc témoignent « on a fait tout ce que nous pouvions, mais on ne peut lutter contre une condition neurologique, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas un déficit dans l’éducation ».

Gageons que cet enfant puisse s’adapter à la CLIS en attendant qu’un centre pour « personnes comme ça » libère une place. L’association « Vaincre la neurotypie » rappelle d’ailleurs le scandale du manque de place dans ce type d’institution. Gageons que malgré tout, cette inclusion soit un exemple pour beaucoup, merci à l’école pour cette note d’espoir.

 

II) La fin des préjugés sur les restaurateurs italiens

 

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Renversons la situation:

QUATRE PERSONNES AUTISTES ACCEPTENT DE TRAVAILLER CHEZ UN RESTAURATEUR ITALIEN POUR COMBATTRE LES IDÉES REÇUES SUR L’ITALIE

Cela faisait des mois que ce restaurateur recherchait des serveurs, personne ne voulait traverser la rue.  Aussi, un jour a-t-il eu la chance de voir quatre personnes autistes arrivées dans son restaurant pour lui proposer de travailler pour lui.

Le restaurateur témoigne  » Voilà des années que je cherchais des employés, or déjà avec Sylvio berlusconi, personne ne voulait travailler pour moi mais là depuis MAtteo Salvini, maintenant plus personne ne veut manger des pâtes au parmesan. J’ai eu la chance de trouver quatre personnes qui n’ont pas de préjugés. Quand j’expliquais que j’étais restaurateur italien, jamais on ne me rappelait ». Voilà qui change le regard porté sur les italiens, eux aussi peuvent avoir l’esprit d’entreprise. Les quatre personnes autistes trouvent cela naturel, il est important que la diversité s’exprime aussi en cuisine, l’un deux précise qu’il proposera des pâtes sans gluten.

La famille du traiteur est rassurée: « nous ne pensions jamais qu’il puisse trouver des employés et craignons de devoir revenir chez nous. Nous sommes rassurés,  nous avions si peur, la MDPH ne reconnait pas ce handicap et il est impossible qu’il puisse ouvrir un buffet asiatique« .

Une bien belle histoire qui démontre que les préjugés peuvent être déconstruits.

Source de l’article original

 

III) Difficile de choisir sa famille, par Alba, jeune fille trisomiquejournal2.png

Un enfant trisomique accepte d’être adopté par une personne typique que personne ne voulait après avoir refusé 20 familles d’adoptants

Difficile pour cet enfant trisomique de trouver une famille à sa convenance. Des parents avec une intelligence typique qui regardent la télé, mangent des plats préparés, sont nombreux mais rares sont ceux qui sont capables d’avoir du discernement. Alba, jeune fille trisomique devenait de plus en plus difficile face aux postulants, elle avait même réalisé une grille d’évaluation.

Elle n’y croyait plus mais elle gardait cet idéal. Difficile de trouver une personne exclue pour lui redonner le goût de vivre, de lui permette d’avoir un enfant intelligent pouvant partager du contenu sain avec lui. « Le handicap d’être une personne comme tout le monde, rejetée par ses pairs peut être dépassée par mon amour » confiait-elle.

Après 20 tentatives infructueuses, elle a pu enfin choisir une personne sans goût pour des programmes télévisuels ineptes, sans attrait pour des sports ridicules à la télévision, ayant un sens de l’éducation.

Lucas témoigne « jamais je n’aurais cru être choisi, malgré mon handicap de personne typique, je suis enfin aimé« . Une belle histoire qui fait chaud au coeur, Merci Alba pour ta générosité:

Source de l’article original

 

Si l’autisme était une plante sans fleur

J’ai repris cette jolie image de la fleur, et je me suis permis de la retranscrire dans le monde de l’autisme.

 

fleur

 

Si une fleur ne poussait pas:

  • Les parents inquiets se rendraient chez le spécialiste, qui leur dirait qu’il faut attendre que c’est leur inquiétude qui fait que la fleur ne pousse pas.
  • Après 2 ans d’attente, le centre local pourrait diagnostiquer une absence de fleur pour cette plante
  • Entre temps, les services de surveillance des plantes suivent la famille, car selon le manuel de jardinier qui fait foi depuis le 11 eme siècle, si une fleur ne pousse pas c’est que la famille est dysfonctionnelle
  • Le jardinier local expliquerait aux parents de la plante « qu’il n’est pas formé pour ça, cette plante serait mieux en serre, elle ne gênerait pas les autres plante et ainsi elle ne se sentirait pas rejetée »
  • D’autres plantes conseilleraient aux parents, l’utilisation d’un engrais à base de sauterelles et de sel car ça a très bien fonctionné, si on en croit la biographie d’une dame qui a sauvé sa fille sans fleur ainsi
  • Les généticiens de l’INRA ont repéré la souche génétique de fleurs, afin d’éviter que d’autres vivent le drame des plantes sans fleur
  • La maison départementale des fleurs proposerait que cette fleur soit à 3/4 temps en serre et quelques heures auprès des autres plantes
  • A l’échelle nationale, on se vanterait que toutes les fleurs sont au milieu des autres, au moins le temps de la nuit entre 1h et 2h du matin
  • Une jardinerie est intéressée par les plantes qui poussent très bien sans fleur, elle est d’accord pour les vendre, à condition bien sûr qu’elles soient très actives et que leur pousse compense l’absence de fleurissement
  • En serre, personne ne s’occuperait d’elle, le directeur affirmerait « sa fleur poussera quand elle voudra, ça ne sert à rien de la forcer »
  •  La plante trop âgée pour rester en serre serait alors obligée de partir pour le compost

Le jeu de l’oie de l’inclusion

Ce sujet, n’est nullement pour faire de l’humour par rapport au statut d’aidant, ni exagérer les situations vécues par les  familles. Pour une fois, il ne s’agit pas d’ironie mais de pédagogie.

Malgré la journée internationale « des aidants », peu ont conscience du parcours du combattant, aussi ai-je décidé de créer un jeu pour sensibiliser à cette problématique. Quel est le but de ce jeu? non pas que les aidants jouent, ils vivent ça au quotidien, mais qu’ils jouent avec leur famille, les proches non concernés. Sans doute, avec une vision plus « ludique », l’empathie cognitive  dont sont pourvus mes contemporains (ils réussissent le test de Sally et Ann et « des faux pas » sans coup férir), pourra être utile  pour mieux comprendre le vécu des aidants.  Le but n’est pas d’être pessimiste , mais de souligner que les entraves viennent déjà de tout ce qui est en dehors du handicap.

Bref, donc profitez-en pour l’utiliser en famille, entre amis, imprimez-le, proposez-le, et si vous voulez le mettre sur un site prévenez-moi.

Version image (à cliquer pour agrandissement) :

Jeu de loie de l'inclusion

Version PDF:

Jeu de loie de l’inclusion

Si vous voulez avoir des nouvelles de Neurodivertissement ou d’AspieConseil, si vous voulez m’encourager. N’hésitez pas à liker:
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Une nouvelle forme d’inclusion: les retraités productifs

Après l’AAH, le RSA, désormais une grande annonce vient d’être faite par Edouard Philippe et Agnès Buzyn: « Retraités vous aussi vous pouvez bénéficier du revenu universel d’activité et devenir solidaires »

 

Un changement de paradigme

C’est en concertation avec les ministres que le gouvernement a mis en place une nouvelle refondation de la retraite. Sophie Cluzel a qualifié cette avancé inouïe « de nouveau paradigme dans la société inclusive que nous appelons de nos vœux »

Mais comment?  Emmanuel Macron reconnaît les difficultés des retraités pour être inclus dans le monde professionnel et le déclare avec cette empathie émotionnelle que le monde nous envie:  « Pas facile de traverser la rue avec un déambulateur pour porter un CV ».

Une grande campagne sera réalisée sur toute la France, voici les superbes affiches du ministère de ce qui s’appellera bientôt le plan senior 2020:
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Une vie digne

C’est pourquoi désormais dit-il « »je veux que chaque retraité puisse s’offrir une vie digne avec la satisfaction du devoir accompli. Même une personne âgée peut apporter à « un premier de cordée » en gardant ses enfants.  A 90 ans, travailler n’est pas un problème, regardez Charles Aznavour ou les sénateurs. Voilà des décennies que nous payons une retraite à des personnes qui ne retrouvent jamais d’emploi et qui finissent par mourir de cela. Quand il fait chaud, plutôt que de mourir isolé, ils pourront profiter d’une salle climatisée au bureau. Et nous pourrons dire, la France sait aussi s’occuper de ses vieux comme les africains, enfin les derniers de cordées »

Une activité professionnelle pour chaque  personne âgée

Le gouvernement entendait la gronde qui ne cessait de croître chez les « fausses dents », comme il se plait à  qualifier les retraités, non sans humour. Le plan vélo ne les concernait pas, le plan autisme non plus car aucune personne autiste n’est âgée, cela est fort connu. Il fallait donc encore une fois nouer avec une réforme audacieuse quitte à lever les censures. C’est donc dans cette perspective que le ministre de la santé a salué ce plan audacieux qui réduira les demandes de place en EHPAD. C’est donc la même perspective de désinstitutionnalisation engagée pour les handicapés que le gouvernement souhaite promouvoir, fidèle à l’ONU

Ainsi, les personnes âgées pourront enfin participer à l’effort national, distribuer des journaux ou remplacer les emplois aidés par exemple comme AVS, leur sensorialité affaiblie les aidera dans cet environnement bruyant. Elles pourront aider les ASH à l’hôpital en nettoyant leur chambre. Tout cela pourrait aussi réduire la note des contribuables du plan hôpital. Même si au ministère on évoque surtout l’inclusion et le sentiment d’utilité de ce dispositif à destination des personnes âgées. Les modalités ne sont pas toutes définies, mais déjà beaucoup de conseillers y travaillent. Là où ces pauvres voyaient la fin de leur vie, Emmanuel Macron ouvre le champ des possibles.

Mixité générationnelle, dignité retrouvée, inclusion dans la société socio-professionnelle, voilà ce que promet déjà ce plan senior intitulé « remettons au travail ceux qui n(‘en)e peuvent plus ».

 

Scandale à la MDPH : Un dossier a été traité en 4 mois

Madame Chaland n’en revient pas, non seulement son dossier a été traité en 4 mois, mais ses demandes ont été acceptées. Chance et vie a décidé d’enquêter sur ce curieux phénomène qui défie les lois de la statistique.

Chance & vie : Madame Chaland, pouvez-vous nous raconter ce qu’il s’est passé ?

Madame Chaland :  Comme tous les matins, je réceptionne mon courrier, quand je vois une lettre de la maison du département des Vosges. Je n’y ai guère fait attention, je me suis dit qu’ils avaient comme d’habitude ,(trois fois dans son cas nldr), perdu des papiers qu’il fallait renvoyer. J’ai appris comme d’autres parents à tout photocopier ce que j’envoyais. J’en étais là hélas ( et lasse?) de mes réflexions quand j’ai déchiré l’enveloppe.

 C’est en lisant la lettre que la stupeur est venue, j’ai fait relire par un ami pour être bien sûre de comprendre. J’ai flappé tant le plaisir était fort!

Ci-après l’article scanné par nos soins :

Madame Chaland 2

« C’est comme si j’avais gagné au Loto »

Chance & vie : Que contenait la lettre ?

Madame Chaland :  J’avais déjà prévenu mon avocate qu’il y avait peu de chance qu’avec un enfant autiste sévère, épileptique et non verbal, je puisse avoir plus de 4 heures d’AVS-m. Nous avions déjà pensé à recommencer un recours au TCI (tribunal contentieux de l’incapacité). Dans tous les cas, nous nous attendions à 12 mois puisque le délai légal est de 4 mois.

La lettre stipulait que toutes nos demandes étaient acceptées. Non seulement, nous avons obtenu une AVS-I sur le temps scolaire, mais nous sommes passés du C1 au C4. Ceci limite notre reste à charge à seulement 500 €, une fois que nous avons payé tous les soins médicaux, paramédicaux. C’est comme si j’avais gagné au Loto. Mon avocate spécialisée, un peu déçue, voulait que nous engagions un recours contre cette décision si injuste pour elle, mais nous avons refusé.

Chance & vie : Avez-vous une explication ?

Madame Chaland :  J’ai appelé pour être sûre de la nouvelle, bien entendu. J’ai donc pu les joindre au téléphone au bout de 2 semaines d’essais infructueux, ils ont vérifié mes dires. D’abord incrédules, les secrétaires ont cherché l’erreur dans leurs règles internes de retard programmé.  Puis elles ont contacté le psychiatre, il m’a alors expliqué qu’il voulait à la fois provoquer l’émergence du désir d’être aidé, « un manque à être » à combler. Il m’a ensuite félicitée pour ma pugnacité, ces trois recours au TCI (tribunal du contentieux de l’incapacité) ont démontré ma volonté de me battre d’être le re-père et ainsi provoquer l’autonomisation de mon fils, par un abandon des aides (estompage).

Chance & vie : Vous devez-être soulagée, qu’allez-vous faire désormais? Un repos bien mérité?

Madame Chaland :  Je pense commencer à rédiger le prochain dossier MDPH de mon fils, car une chance comme celle-là ne peut se reproduire deux fois.

Chance & vie : Et bien bonne chance alors !

Ps : Cet article parodique est destiné à mes amis en plein dossier MDPH