La concurrence déloyale des libéraux

Alors que nous sommes nombreux à proposer du travail de qualité en structure, je vois de plus de parents préférer les intervenants libéraux. Face à cela, il est urgent de savoir réagir face aux parents. Voici 10 arguments majeurs :

  1. Le médico-social est gratuit : Rappelons que contrairement au libéral, nous ne coûtons rien, l’argent que nous recevons tombe du ciel. Alors que les libéraux exigent des paiements et coûtent aux parents. Même si les places avoisinent parfois les 50000 € rassurez-vous d’autres les payent
  2. Le libéral exige du travail des parents : Avec nous, non seulement vous ne savez pas ce qui se passe en structure, mais jamais nous n’exigerons une continuité du travail engagé, puisqu’il n’y en a pas.
  3. Le libéral se focalise sur une méthode: « nous prenons le meilleur des méthodes », d’ailleurs un des éducs est formé à Makaton et a appris le signe bonjour aux enfants autiste, c’est sympa non? Pareil pour ABA, l’enfant a du coca chaque fois qu’il ne se plaint pas pendant que je bois un café. Et le picto oui/non, nous permet de savoir ce qu’il faut faire (PECS). Quant à Teacch, un calendrier est proposé à la semaine pour tous les bénéficiaires, ils peuvent aller les consulter quand ça les angoisse pas.
  4. Nous proposons de vrais objectifs utiles pour son inclusion: « moins rire de façon inapproprié », « se sentir bien » sont autant d’objectifs formalisés lors des réunions, pendant que les libéraux proposent des choses terre à terre « apprendre à se laver les mains », « être continent ». En plus, nos objectifs sont évalués sur nos impressions, si le parent ne remarque pas la différence, c’est qu’il n’a pas su mettre en place un environnement contenant comme le notre, sans angoisse
  5. Le libéral donne des étiquettes: quand nous ne posons pas de diagnostic privilégiant, l’être la subjectivité, l’inter-variabilité au réductionnisme biologico-scientiste. Toutefois nous ne faisons pas fi des avancés scientifiques et sommes toujours prêts à donner un risperdal quand un enfant s’agite euh s’angoisse.
  6. Nous acceptons la personne comme elle est: la preuve, elle reste comme elle est et est prête ainsi à continuer comme elle est à vivre en société, d’ailleurs l’IMPRO prépare cet avenir en milieu ordinaire, en ESAT, en emploi protégé, en FAM ou en MAS
  7. Notre prise en charge est complète: Cela va de l’atelier patisserie, au restaurant thérapeutique en passant par la sortie leclerc, au psychodrame et à l’atelier contes. Tout est fait pour (s’) occuper (de) l’enfant.
  8. Nous prenons en compte vos angoisses et celles de vos enfants: Qui sinon nous, s’interroge pour savoir si vous allez bien et l’impact sur l’autisme de votre enfant? Qui sinon nous s’occupe de savoir s’il y a défaut de soin à cause du libéral et qui est prêt à sortir une information préoccupante si jamais vous arrêtez la prise en charge?
  9. Il n’y a de véritables inclusion qu’en IME : Quand l’école inclusive est un leurre, seuls nous proposons à la fois prise en charge et scolarisation. Quand un enfant HP avec dyspraxie vient en structure nous lui assurons 2 heures de cours par semaines sur 4*30 minutes pour respecter son rythme.
  10. Seule la structure assure la sécurité: Quand il y a plainte pour agression de toute sorte, nous commençons par écouter les parents et leur proposer de quitter la structure, de la même façon l’exclusion des parents témoins est proposée. Après tout cela si ce n’est pas suffisant, nous enjoignons le CVS (conseil des parents usagers) à se positionner, veulent-ils continuer à avoir une prise en charge ou prèfère-t-il que nous fermions la structure). Voilà, preuve de notre bonne foi, les plaintes sont en général classées sans suite.

Vous l’aurez bien compris, rien de tout cela ne peut être proposé en libéral et si vous vouliez une preuve supplémentaire, il faut attendre des années avant d’avoir une place en IME, c’est bien la preuve de notre qualité. Si vous voulez pas de nos places, 100 personnes les attendent alors…

PS: Très honnêtement et en dehors de toute caricature, les libéraux peuvent afficher les mêmes problématiques notamment au niveau de l’absence d’objectifs.

Comment justifier la psychanalyse?

A cause de la montée du fascisme, du mécanisme scientiste et de ses neurofoutaises, le psychanalyste humaniste peut avoir à répondre de ses dires ou de ceux de ses pairs. C’est pourquoi, nous avons décidé chez Chance et vie de proposer quelques clés sur deux textes connus de Dolto (les sources seront mises à la fin de l’article). L’un justifiant l’inceste, l’autre justifiant la psychophobie:

Justification N°1(Le contexte) : « Sans contexte, un texte n’est qu’un prétexte pour détruire la psychanalyse », cette formule doit induire votre défense. Les journalistes avides de sensationnels, les comportementalistes sont prompts à chercher à nuire la psychanalyse en tronquant par leur éthique calamiteuse, les meilleurs analys(t)es. Aussi, faites entendre que dans un contexte bien précis, pour sûr ces textes auraient toute leur pertinence et ajouter la justification N°2. Toutefois ne précisez pas le contexte, c’est au Sujet de trouver le bon.


Justification N°2 (La temporalité) : Bien entendu, ces textes pour les personnes de 2020 peuvent paraitre scandaleux, mais à l’époque, l’antiquité euh la fin du 20ème siècle, tout était différent. Les médecins étaient tous psychophobes et mai 68 était une joyeuse orgie où les adultes pouvaient exprimer enfin leur désir d’enfant (et inversement). L’enfant est « un être de pulsions »


Justification N°3 (Les autres actions de l’auteur) : Certes Dolto a pu pécher par excès mais c’est la première qui a vraiment pris en compte les besoins des enfants et les considérer comme de vraies personnes (preuve dans l’image N°1 et dans l’image N°2). C’est elle qui a la première dit « l’enfant doit compter », et sans elle nous serions encore à penser que l’enfant n’a pas d’existant. D’ailleurs, Dolto a beaucoup apporté à ma pratique, si ça ne justifie pas ces textes, je ne sais ce qu’il vous faut.


Justification N°4 (Le rempart contre le fascisme et le libéralisme) : La psychanalyse a toujours eu à coeur de refuser l’idéologie anglo-saxonne fasciste et mécaniste qui réduit l’homme à l’état d’une machine comportementaliste dressée. Les psychanalystes ont toujours su aller au-delà des apparences pour entrer dans le sujet. « De quoi ces « Berufsverboten » (interdiction d’exercer une profession) de sinistre mémoire, que ceux-ci appellent de leurs vœux sont-elles le nom et que nous annoncent-elles en matière de « normalisation » des champs de l’enseignement, de la recherche, du droit et de la santé ? ». Voilà soit vous êtes pour la psychanalyse, soit vous êtes fasciste, il est souvent difficile de choisir un camp mais là encore Claude Schauder qui défend Dolto nous y aide.


Justification N°5 (Le jargon) : Dolto parlait vrai, face à la pseudo-bienveillance dictée médiatiquement, ce contre-transfert pour cet enfant, ce parler vrai pour l’inceste, font partie du bien fondé de la psychanalyse, débarrassée de l’asepsie d’un comportementalisme qui dresse les psychotiques. L’enfant a des pulsions, des désirs et Freud a bien su l’exprimer, Dolto ici reprend à sa suite ce fait, peut-être restait-il des reliquats d’analyse à faire à Dolto, mais le signifiant est fort. Comme disait Roland Barthes qui signait les pétitions de Mattznef, « Le langage est fasciste »


Justification N°6 (Réécrire les textes): « . Elle parle en effet de l’inconscient comme s’il s’agissait du conscient (un enfant peut inconsciemment, parce qu’il les aime, accepter de ses parents des choses dont il souffre ; cela n’a rien à voir avec les chercher consciemment) (…)  Il n’y a pas de viol du tout », elle montre une difficulté à appréhender à la fois ce qu’est l’emprise et ce qu’est un trauma, sa gravité et celle de ses conséquences. Et cette difficulté reste aujourd’hui celle de nombreux thérapeutes, psychanalystes ou non. » J’ai préféré laisser parler Claude Halmos via Lemonde, elle justifie encore mieux que moi, sinon changer carrément les termes, les termes « viol « et « débile » en psychanalyse signifient autre chose. Cela clouera le bec aux non analystes qui feraient mieux d’en faire une au lieu de chercher à discréditer la psychanalyse


Justification N°7 (La haine): « Dolto ne relisait pas ses interviews » ni sans doute ses livres, malheureusement d’autres les lisent. Utilisez les arguments propres aux sectes, de l’innocence victime. Le lynchage dont fait l’objet la psychanalyse est une évidence de sa pertinence, les médias jouent sur l’émotionnel alors que l’analyse de dolto s’inscrit dans un paradigme transsubjectiviste. C’est le puritanisme américain, que l’on nous fait subir, pour réduire l’apport de la psychanalyse dans la subversion de Mai 68. D’ailleurs Dolto ne peut plus se défendre, c’est bien la preuve non?

Justification N°8 (Par le non jugement): Qui sont donc ces ineptes qui poussent au jugement des psychanalystes sans avoir réalisé la moindre analyse? En tant que psychanalyste, nous prenons les mots pour dépasser le clivage d’adhésion ou de refus des propos de Dolto.

Justification N°9 (par l’attaque sans rapport): Je laisse la place à Claude Schauder (président de l’association Lire Dolto aujourd’hui) « Et puis, comment interpréter le refus du président du Groupe parlementaire des REM de désavouer les propos de la députée de la 4e circonscription de Strasbourg, Mme Wonner, qui signe des pétitions pleine de violence exigeant ces exclusions (ndlr : l’exclusion de la psychanalyse de l’expertise judiciaire) et qui les justifie en se réclamant indument de la science là où il n’y a que scientisme, racontars et malveillance ? » Voilà qui justifie clairement les propos de Dolto!


Justification N°10 (par le passé de Dolto) : Dolto était-elle même éprise de son oncle n’est elle pas en train de justifier ses souffrances passées où elle n’était pas heureuse. Donnons lui les circonstances très atténuantes, d’un passé où une jeune fille est éprise d’un adulte qui justifie pleinement ses dires. Sans doute tous les gens qui ont aimé un professeur dans leur enfance, justifient le viol ou l’inceste, peuve est faite. Quelle enfance malheureuse, un oncle qui ne répond pas à son amour…

Dans tous les cas, chers amis sachez-le, il n’y a rien à justifier, comme le dit si bien Claude Schauder « Regroupées, tronquées et extraites de la sorte de leur contexte, les réponses qu’elle donne à certaines des questions posées peuvent sans doute prêter à confusion pour qui ignore qu’elles portent sur certains des processus psychiques et sur des désirs inconscients à l’œuvre chez l’enfant« . Bref, pour qui est ignorant des processus psychiques, il n’y a rien à justifier, quant aux autres, ils ne peuvent qu’adhérer.

Ps: Je tiens à remercier les groupes psychanalytiques qui m’ont fortement aidé à réaliser le présent article

Sources des images : https://www.philap.fr/HTML/inconscient-sexuel/Annexes/dolto_choisir_la_cause_des_femmes.htm
Séminaire de psychanalyse d’enfants – tome 2, Volume 2

Source des défenseurs : https://www.uspsy.fr/Une-lettre-de-notre-collegue.html
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/16/claude-halmos-les-propos-tenus-par-francoise-dolto-temoignent-d-une-difficulte-a-concevoir-la-perversion_6026059_3232.html

Ps: évidemment tout ceci n’est pas caricatural, mais l’auteur ne fait pas du tout siennes les justifications proposées, l’auteur aimerait en rire à défaut d’en pleurer (cette altération de l’utilisation pronominale ne peut cacher que des desseins horribles chez l’auteur).

Les 10 règles pour une exclusion réussie de l’école

Ceci est une caricature qui ne saurait représenter ni une profession, ni l’ensemble de l’institution, ce disclaimer tiendra lieu de mise en garde (et y en a des biens et pour une fois je le pense réellement, la plupart étant juste démunis et les autres sont parfois très engagés dans l’inclusion). Toute ressemblance avec des situations ayant existé ne serait que pure coïncidence.

Les enfants en situation de handicap, voilà donc une plaie pour les écoles qui avant la loi Chossy étaient si tranquilles. Aussi, voici un sujet qui soulagera bon nombre de professionnels des écoles, sachez une chose, que cela ne vous empêche pas de vous enorgueillir de l’inclusion des élèves. A l’instar des entreprises qui cherchent les handicapés post embauche et les encouragent à demander une RQTH du moment que ça n’affecte pas la productivité, vous pourrez toujours trouver un candidat à une dyspraxie, vous aurez ainsi une AESH pour soulager la classe. D’ailleurs il y a de l’inclusion, un gamin HQI est scolarisé.

I) Une exclusion, ça se prépare

a) les Réticences d’usage

Cette tâche est la plus difficile mais facilitera les suivantes, dès le départ, en tant que directeur d’école, il est de votre devoir de préparer le parent à la réalité du handicap de son enfant. Aussi, dès l’inscription, montrez vos réticences à l’accepter, ajoutez des détails du type « s’il n’est pas continent, il ne pourra être scolarisé ». Toutefois gardez-vous de toutes traces écrites, ces gens là pourraient utiliser vos dires contre vous tant ils sont dans le déni de la réalité de leur enfant. Utilisez au besoin des expériences d’échec « on a bien eu un enfant autiste, il tapait tout le monde, mais depuis qu’il est à l’hôpital de jour ça se passe mieux » (la preuve on en entend plus parler et l’école est devenue calme). Repérez aussi l’origine des parents, le milieu social, un enfant en situation de handicap issu d’un milieu défavorisé est toujours une chance pour une exclusion réussie. En plus, ainsi, personne ne vous le reprochera.

Règle N°1 : Une exclusion c’est avant tout un état d’esprit qu’il faut maintenir envers et contre les parents
Règle N°2 : Une exclusion est toujours plus simple quand l’enfant est issu d’un milieu défavorisé, repérez dès le départ vos avantages


b) une formule magique

N’oubliez pas la formule magique, qui sera réitérée à l’envie « Il serait mieux avec ses pairs ».

Tu serais mieux entre pairs

Exigez un dossier MDPH, une AESH, et précisez bien aux parents « quand il n’y a pas d’AESH on ne sait comment faire, il vaudrait mieux qu’il reste avec vous ». Après tous, les parents sont là pour ça non? Du coup, il faut proposer une scolarisation la moins importante possible, argumentez dans le sens de l’habituation graduelle, 1h par jour est très bien en maternelle, mieux vaut d’ailleurs, que le parent reste dans la voiture en attendant. Depuis que Sophie Cluzel a levé son autocensure, l’école inclusive et les PIAL ont permis justement de vous soutenir dans cette démarche de scolarisation partielle. C’est donc une volonté ministérielle contre laquelle il n’est pas possible de lutter.

Règle N°3 : Vous n’êtes pas seul, l’éducation nationale est avec vous dans cette tâche!

II) La vie en classe

a) Egalitarisme et refus d’adaptation

De plus en plus de parents connaissent leurs droits, et la société civile (les associations) y sont pour beaucoup. Or l’école est l’école de l’égalité, il est anormal que des enfants bénéficient d’une différenciation. Aussi c’est un point où vous devez vous montrer intransigeant, le refus des adaptations. Comme tout le monde, il devra se plier aux mêmes exercices que les autres. Même un élève non oral, devrait réciter une poésie. s’il se trouve qu’il a de bons résultats, rappelez-le aux parents « ces résultats ne reflètent en rien son niveau mais les adaptations consenties »

Le « Non Evalué » est l’autre solution quand vous n’avez pas eu le temps ou l’envie d’adapter un cours. Personne ne vous le reprochera, il vous suffit de dire que l’enfant n’était pas concentré, ou angoissé . Dans toutes vos phrases à ce sujet ou à propos de vos difficultés avec l’enfant ou d’orientation, placez l’idée que c’est « dans son intérêt ».

Il a un programme comportemental, il est anormal qu’un tel dressage soit proposé à un enfant. Il n’a qu’à adopter les petites fleurs de comportements, les croix et les notes, nous ne voulons pas de dressage à l’école. Refusez toute convention, un professionnel à l’école qui vous dicterait comment agir, vous n’avez pas bac+4 pour avoir à supporter un regard extérieur !

Pas besoin d’ABA, s’il a un comportement inadapté, proposez ce schéma ABC:

Règle N°4 : L’exclusion est égalitariste et bienfaitrice pour la personne en situation de handicap
Règle N°5 : Un endroit asensoriel, un placard par exemple, pourrait être la solution à bien des comportements problèmes

b) Socialisation et autres parents

A chaque sortie scolaire, chaque spectacle, téléphonez aux parents le matin même, ces gens n’ont qu’à s’organiser pour qu’ils puissent le reprendr, qu’il n’y a rien de prévu pour lui. Que ferait-il dans un spectacle, c’est déjà un triste spectacle à lui tout seul (c’est une phrase entendue réellement par un parent dont j’accompagne l’enfant).

L’AESH est absente car elle a une formation dans 1 mois ? Prévenez la veille voire le matin-même à la grille : vous avez ainsi la garantie que le parent rentrera avec son enfant. Même chose pour les remplacements du personnel : la dernière minute est la meilleure façon de dissuader les parents de « malgré tout » scolariser l’enfant.

Par ailleurs, cet élève au mépris des études ne fait que ralentir la classe, il est important de le rappeler aux autres parents et aux autres élèves. N’hésitez pas en conseil, mais aussi lors des rencontres avec les autres parents de leur dire qu’avec un tel enfant, vous n’êtes pas sûr de finir le programme. D’abord vous vous couvrez et puis vous préparez cette sortie que vous savez irrémédiable. « Doit on inclure tout le monde? ». Aux parents, n’hésitez pas à insister sur la maltraitance que subit cet enfant en restant dans un système où il n’est pas inclus.

Règle N°6 : Une exclusion est bénéfique pour la classe entière et même pour les autres parents

Qui veut l’inclusion? Personne

III) En route vers l’exclusion

a) La préparation du terrain porte ses fruits

A chaque fois qu’il sort de l’école, vous avez bien pris soin de faire un topo aux parents de tout ce qui n’allait pas dans son comportement et dans son travail. Mettez de côté le positif mais soulignez les mauvais comportements en particulier. Si le parent vous demande ce qu’il s’est passé avant ou après, précisez bien que vous n’avez pas trop fait attention, il n’est pas le seul élève. C’est une solution pour vous dédouaner de toute réaction de votre part à l’origine du comportement inadapté de l’enfant.

L’AESH vous aide dans la classe afin qu’il ne s’attache pas trop à elle, n’oubliez pas de veiller qu’elle ne pactise pas avec l’ennemi (le parent) au mépris des exigences de l’éducation nationale. Il est désormais temps de porter la dernière attaque, celle-ci arrivera à la prochaine ESS.

Appuyez-vous sur les directives ambiguës (mais clairement évoquées en formation des AESH), comme quoi il faut éviter toute communication entre le parent et l’AESH.. Quelques idées pour éviter cette communication : faites sortir l’AESH à la dernière minute, voire en retard : la famille sera alors gênée d’empiéter sur le temps de pause de l’AESH. Utilisez le cahier de liaison traditionnel pour les échanges : l’avantage d’un cahier de liaison classique de l’Éducation Nationale est qu’il est unilatéral, il est orienté pour les informations émises par l’école vers la famille,. Faites vérifier tout « petit mot » entre l’AESH et la famille, par l’instituteur.

Règle N°7 : Aucune exclusion réussie ne pourra se faire sans une AESH compliante (au besoin, rappelez-lui son statut de subalterne, si elle ne s’en rappelle plus remontrez lui sa feuille de paie)
Règle N°8: Prenez du temps pour évoquer tout ce qu’il s’est mal passé, mais quand la famille demande des adaptations ou des rencontres, rappelez-leur, vous n’avez pas qu’un enfant dans la classe

b) Le terrorisme par l’IP

Renforcer son pouvoir et utiliser la menace d’information préoccupante est très efficace : la famille n’est pas d’accord ? La mère éduque mal son fils puisqu’il a un comportement bizarre (en même temps, quelle autre explication ? C’est la base en psychologie française). Vous pouvez soit menacer d’IP soit vous tourner directement vers les services sociaux qui sont reconnus pour leur compétence face au handicap. Surtout, pensez bien à ne pas en parler directement à la famille qui ne comprendra pas votre démarche. Comme leurs enfants, ils doivent être éduqués. S’ils sont récalcitrants, n’hésitez pas à faire des réunions intitulées « convocation », dont vous choisirez l’heure et le jour à partir de vos disponibilités et sans changement possible. Munissez-vous d’autres acteurs de la même corporation : ER, Inspecteur, Médecin Scolaire, ou mieux Psychologue scolaire qui est le poste le plus adaptée pour trancher sur les questions de sciences ou de comportement.

Règle N°9 : Vous multipliez ainsi vos chances de réussite : une bonne exclusion est avant tout une bonne organisation collaborative.

c) Enfin une notification IME

L’ESS est le cadre idéal pour exclure l’enfant, la présence de la psychologue souvent acquise à votre cause devrait y suffire. Utilisez à ce moment-là votre dernière arme, cette botte que vous avez soigneusement préparée : « il n’a pas une posture d’élève ». On aura beau mette tous les accompagnements, toutes les adaptations, il ne saura jamais avoir une telle posture. Bien entendu, cette notion floue ne devra pas être interrogée, vous êtes l’expert de la posturologie scolaire, et dès lors, la solution implacable se profile « demander un IME ». Parfois aidé par l’Enseignant référent, les parents seront placés devant cette alternative, soit avoir une AESH et demander un IME ou ne plus avoir d’AESH. Bien sûr, ce n’est pas un chantage, puisqu’ils ont le choix. Si la posture d’élève ne fonctionne pas, le Gevasco vous rend bien service car il propose de cocher si oui ou non l’élève a le niveau de sa classe. Cette croix n’est sûr valable que pour les élèves en situation de handicap, et permet de faciliter les décisions d’exclusions.

Règle N°10: Une bonne exclusion se fait devant un tribunal de professionnels (ESS) et un parent en pleurs

Conclusion:

L’exclusion est un long parcours, mais heureusement ce parcours contient des jalons (MDPH, ESS, PIAL, ER) qui permettent d’être assuré de son succès. Rassurez-vous, vous n’êtes pas handiphobe, d’ailleurs vous avez partagé cet exemple inspirant de l’homme sans main qui a gravi l’Himalaya. Passez la main à des professionnels des structures médico-sociales qui savent comment ne pas accompagner un enfant en situation de handicap, elles sont formées pour ça. Achetez-leur une brioche en passant preuve de votre solidarité indéfectible à cette nouvelle orientation. La preuve qu’il est mieux entre pairs, c’est qu’on n’en entend plus parler, la classe peut revenir à son cours normal, sauf Kevin qui tape, bavarde, mais lui n’est pas handicapé, donc tout va bien, on est formé pour ça…

Sautons les barrières de l’exclusion

https://www.ladepeche.fr/2020/11/10/une-ecole-davignon-interdit-le-lancer-deleve-par-dessus-la-grille-9192965.php

C’est dans une école primaire d’Avignon qu’est née la brillante idée de faire sauter les barrières de l’inclusion.  Afin d’être sûr que les écoles acceptent enfin les enfants en situation de handicap, des parents ont mis en place un moyen encore meilleur que de monter sur une grue : sauter les barrières de l’inclusion. Les parents d’enfants en situation de handicap qui sont à l’origine de l’idée l’expliquent, nous présentions souvent cette image, dans les associations. Or pour lever les barrières, inutile de prendre des caisses, sautons la barrière :

« Avec ou sans masque, avec ou sans AESH  nos enfants ont droit à la scolarisation J’ai pris mon fils autiste et je n’ai pas hésité, je l’ai lancé par-dessus la grille » déclare une maman d’un enfant autiste*.

Déjà les AESH s’élèvent très fort « ce n’est pas dans ma mission de réceptionner les enfants en situation de handicap, il n’y a rien été dit en ESS », une autre d’ajouter « si je commence à réceptionner les enfants en situation de handicap, bientôt on me demandera de changer la couche d’un enfant handicapé ou d’aller le surveiller en récréation », « au prix où nous sommes payés, je ne vais pas me casser le dos ».

Sophie Cluzel a promis de légiférer « c’est bien beau de lever son autocensure, mais il faut comprendre que les changements de paradigme prendront du temps, une chatière (merci Delphine) serait le premier pas vers l’accessibilité universelle, ainsi les personnes en situation de handicap pourront passer ». Les acteurs du médico-social sont très inquiets aussi « faire de l’inclusion sauvage n’est pas acceptable, tous les enfants peuvent-ils être inclus ? » Demande cet acteur du médico social,  « ne sont-ils pas mieux avec nous au milieu de leurs pairs ? » ajoute-t-il.  Un psychanalyste, le Dr Golsier a encore un avis encore plus tranché « le saut, qui est un refus de la gravité, est en fait ici le symbole du parent qui refuse le retard mental de son enfant handicapé. Comme le crocodile dont il faut barrer l’entrée, la grille est le symbole du père, non non tu ne peux pas entrer dans l’école ni dans le crocodile. ».

Face à la grogne, la directrice a tranché : Désormais les élèves en situation de handicap, comme dans tous les écoles, devront venir aux horaires dédiés, une heure « entre 13h et 14h » avec des temps d’inclusion en sport et en art plastique.  Pour être sûr que cela n’arrive plus nous avons rehaussé la barrière, afin d’être sûr d’éviter cela. Tout est bien qui finit bien, grâce à la réactivité de tout le monde : « nous ne pouvions laisser faire cette injustice, les enfants sans handicap aurait pu se plaindre de l’inégalité de traitement », bien sûr quelques parents sont encore amers, souvent à cause de leur déni du handicap « nous avions tellement cru aux discours sur l’inclusion ». Mais rassurons-nous, une fois qu’ils auront fait le deuil de l’enfant parfait, tout cela devrait rentrer dans l’ordre. on aurait pu même envisager des temps d’inclusion à la grille, pour que les élèves en situation de handicap puissent se sentir un peu à l’école, tout en respectant les (gestes) barrières.

* Ne faites pas ça dans votre école, la direction se déclare irresponsable, si vous souhaitez agir ainsi

La catégorisation pour les personnes typiques

Dans le contexte actuel, il est important de savoir catégoriser les produits en essentiel et non essentiel. Hélas, nous avons reçu chez Chance & vie, de nombreuses questions pour rendre un adulte autiste autonome sur cette discrimination. Alors pourquoi ne pas reprendre des concepts si chers aux personnes autistes et universalisables: l’apprentissage de la catégorisation?

I) L’accessibilité universelle aux savoirs:

Ce programme accessible à tout public, devrait permettre une autonomie sur l’identification des produits essentiels et non essentiels. Au-dessus de 20% d’erreur, il faut retravailler et recommencer. Voici le support, deux petites caisses de linges feront l’affaire. En tant que produit non essentiel, les caisses de linge ne sont plus disponibles. Aussi, si vous ne pouvez pas vous en procurer, prenez des cartons. N’oubliez pas de renforcer la personne typique avec un produit essentiel (chips, coca, bonbons)

II) Une guidance appropriée

Bien sûr, au départ, il est important de faire de la guidance sans erreur, et donc de proposer des choses simples, par exemple une guidance physique totale sera un point d’appui pour améliorer la performance du vendeur de Géant Casino. Tout le monde peut travailler ce programme, sauf Jeff Bezos, cela va sans dire.

Quelques exemples de pictogrammes simples à catégoriser:

III) Une complexification pour aller vers l’autonomie

Peu à peu, n’hésitez pas à complexifier pour que la personne soit autonome sur ses apprentissages (le fusil de chasse reste indispensable pour conserver cet art traditionnel si utile écologiquement:
https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/confinement-pourquoi-la-chasse-au-grand-gibier-obtient-une-derogation-1261640.
L’idée forte est de rendre indépendante la personne typique, qu’elle puisse se passer de la liste des produits essentiels (estompage de guidance textuelle)

En conclusion

Une fois que la personne est parfaitement autonome, laissez l’adulte typique se rendre en magasin et évaluez si ses achats sont conformes aux recommandations de l’OMS. Très bientôt nous proposerons un support pour reconnaitre les attestations à remplir, il suffira pour cela d’un simple scénario social, du vidéo modeling, et du façonnement et de pas mal de renforçateurs. Sinon la punition positive est de 135€, voilà de quoi renforcer les bons comportements de façon quasi naturelle…


Le médico-social prêt pour un nouveau confinement

Alors que les fuites parlent d’un confinement, Madame poland, directrice d’un établissement, nous confie les mois de préparations pendant la fenêtre de répit. Chance et vie a voulu en savoir plus.

Chance et vie: Bonjour Madame Poland, prête pour un confinement?

Madame Poland: Nos équipes ont été très bien formées, d’abord depuis des mois nous avons privilégié un vrai transfert de compétences, ainsi aujourd’hui les parents sont aussi bien formés que nos équipes .Pas besoin de certification ou d’experts puisque nous avons notre transfert de compétence horizontal, une seule personne formée forme tout le monde parents y compris. Par exemple, les parents, comme nous connaissent ABAPECSTEACCH. Pour ABA, chacun sait qu’il faut donner une chips à chaque absence de mauvais comportement, pour TEACCH, ils auront toutes les activités marquées quand nous aurons réussi à trouver des activités et pour PECS nous avons créé ce superbe pictogramme pour expliquer à chacun la situation sanitaire:

Chance et vie: C’est splendide et ensuite, comment allez vous accompagner les enfants s’ils sont isolés chez eux?

Madame Poland: Exactement comme avant, nous allons monter en puissance, pour un véritablement changement de paradigme, ainsi nous appellerons au moins une fois par semaine pour savoir comment la famille se porte. Accessoirement, nous allons mettre en place un service de vente de brioches en ligne, afin que chaque famille puisse avoir un réconfort, et ne se sente pas oubliée. Pour les jeunes, nous avons travaillé 5 mois mais nous avons pu mettre en place ce pictogramme qui expliquera directement aux Téeuhdé (TED) où ils doivent rester, s’il le faut nous mettrons une photo de la structure avec un sens interdit.

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Chance et vie: Vous avez vraiment tout prévu, je sais que beaucoup de familles avaient besoin de soutien et de répit, comment pensez-vous y remédier désormais?

Madame Poland: Oui grâce à la plateforme numéro vert covid+ famille handicap, les parents peuvent avoir une écoute personnalisée (cf : Comment manifester de l’empathie?). Ainsi, les parents pourront acheter leur papier-toilette et leurs pâtes comme tout le monde. Nous garderons l’enfant une demi-heure par mois dans un parc pour assurer la continuité de nos objectifs, au mépris de la covid. Enfin, du télétravail sera organisé, puisque nous ferons du skype avec les enfants autistes non verbaux en équipe pluridisciplinaire. Bien sûr la maman donnera le picto « oui/non », et l’enfant n’aura plus qu’à les montrer devant l’écran. Nous avons tout prévu.

Chance et vie: Mais votre structure sera-t-elle toujours ouverte?

Madame Poland: Bien sûr, nous ne chômons pas, nous en profiterons pour finaliser nos projets pour les enfants avec des objectifs ambitieux « rire moins de façon inappropriée » ou « accepter de prendre le bras à la place de la main ». De même nous allons envisager d’autres façons de penser les accompagnements:
– une vidéo youtube sur une supermarché
– visionner une émission Topchef
Ainsi nous assurons encore la garantie d’une continuité de nos activités phares, la sortie au supermarché et l’atelier pâtisserie, tout en offrant une sécurité sanitaire

Chance et vie: Une dernière question, comment voyez vous votre structure dans 20 ans?

Madame Poland: Comme aujourd’hui, pourquoi faudrait il changer? Sur les pages jaunes nous avons 3 avis avec 4/5 de moyenne. Nous sommes déjà une plateforme interconnectée, pour plus d’inclusion, d’ailleurs un des enfants Asperger fait mi-temps IME, mi-temps école, il a quand même une heure de sieste en petite section par jour grâce à un dispositif innovant. L’AESH a reçu le picto « dormir », et « pas content que tu te réveilles », le professeur des écoles dit que l’inclusion est très bien faite, il est bien intégré pendant la sieste. Bon ça n’a pas été facile mais 10 mg de mélatonine ont eu raison de son indiscipline.

Chance et vie: Notre secrétaire d’état pourra en faire un twit, voilà deux ans d’inclusion bien employés.

Comment ne pas accompagner un enfant en situation de handicap?

Ceci est une caricature qui ne saurait représenter ni une profession, ni l’ensemble de l’institution, ce disclaimer tiendra lieu de mise en garde.

A toi mon cher ami Al…. qui vit cela tous les jours et qui ne peut lire ces mots

Cet article d’utilité publique est sorti de mon cerveau dérangé, trop souvent les prise en charge mènent à des changements, du travail, des évaluations. Or, cette chaîne sans fin peut conduire à l’autonomie partielle de la personne et qui sait à le sortir de la voie sacrée de l’institution (pensons aux collègues futurs)

I) L’évaluation :

           a) Faire des objectifs flous

Au moment de l’évaluation, soyez toujours flous sur les objectifs, visez un objectif haut, exemple « qu’il ne mette plus rien à la bouche ». Cet objectif vous permettra de ne pas décliner les moyens. Par ailleurs, ne faîtes surtout pas de cotations préalables, il serait illusoire de savoir combien de fois ils mettaient d’objets à la bouche avant intervention, ça risquerait de souligner que l’intervention est inutile. Plus l’objectif est flou moins on vous demandera des comptes, prenez au besoin un objectif déjà atteint. Autre point primordial, n’écoutez pas le diagnostic, c’est une étiquette qui ne tient pas compte des réalités humaines de la subjectivité.

           b) Discuter avec les parents:

Les parents ont souvent des besoins très concrets, par exemple mettre en place un planning, travailler la continence ou qu’il puisse maîtriser le pecs. N’écoutez surtout pas ses besoins, arguer que pour l’instant on travaille la familiarisation avec l »équipe. Demandez aux parents s’ils pensent que leur enfant est prêt pour la continence? Dans la positive, arguez que ça risque de l’angoisser. Au besoin utiliser des arguments issus du monde de l’autisme, « n’est ce pas une volonté de neurotypique d’être continent? ». Demandez plutôt des couches qui se déchirent, c’est bien plus pratique pour changer l’enfant, il sera continent quand le déclic viendra.

Enfin pour éviter des tensions, promettez d’y réfléchir, le temps en institution se compte en années, quand les parent eux attendent des réponses rapides. Rappelez au besoin qu’il y a des années d’attente dans ces lieux, ce n’est pas aux parents de vous apprendre votre métier.

II) L’intervention

             a) Occuper un enfant autiste:

L’atelier contes, la psychomotricité à 15,  la piscine, se rendre à Leclerc, l’atelier pâtisserie sont autant d’interventions à l’efficacité démontrée pour se reposer pendant les heures d’intervention. Mais parfois il est pénible de voir un enfant autiste vous crier dessus, aussi n’hésitez pas à voir le pédopsychiatre local, la tranquillité d’un éducateur c’est simple comme un risperdal.

           b) Travailler en équipe:

Bien sûr, il ne s’agit pas de travailler avec les libéraux locaux, dont il faudra se méfier en ajoutant que leur accompagnement ne sert à rien, mais tout simplement travailler avec les collègues. Assurez-vous que chaque collègue est dans le même état d’esprit, normalement l’institution se sera chargé de les rendre comme tel ou de les évincer au besoin. Nous n’avions pas à supporter des gens qui veulent travailler ici. Mettez les enfants ensemble, et parler en sirotant au café. Evidemment les troubles du comportement redoublent aussi vous pouvez exiger un casque anti bruit pour les enfants, pour les éducateurs. Parfois les enfants mangent des feuilles pendant que vous discutez mais ne vous inquiétez pas, c’est aussi une façon de les préparer à l’IMPRO horticulture. Les personnes autonomes d’ailleurs les ramasseront.

            c) En cas de drame

Vous avez fait une bétise, vous avez été violents, ou pire, ne vous inquiétez guère sur ce point. L’institution se protègera avant de protéger les résidents. Donc ne vous en faîtes pas, quant aux parents, les menaces de repartir derniers sur la liste d’attente devraient les calmer.

III) L’évaluation

          a) Avec les parents:

Les parents vous demandent des comptes, voire les autres professionnels. N’hésitez pas recopier le PPI de l’année dernière et arguer que même s’ils ne s’en rendent compte il y a des progrès. Devant leur refus, n’hesitez pas, contre-attaquez « hum j’ai remarqué que Pierre était moins calme le lundi, se passe-t-il quelque chose le week-end? ».  Ajouter au PPI de l’année dernière la piscine utilisez des termes comme verticalité, limite du corps dans l’eau, cela impressionne au moins les parents.

       b) Avec les autres pros

Face aux autre pros rappelez-le bien, il n’y a de pro que l’institution, les autres ne servent à rien puisqu’ils ne favorisent pas la vie en institution.  Une orthophoniste? Mais à quoi peut servir une orthophoniste? Nous faisons déjà du PECS (nous avons collé un pictogramme sur chaque porte), quant à l’ABA, chaque enfant qui se tait pendant le café a le droit à un bonbon. Bref, ne vous laissez pas démonter, vous êtes formé, vous êtes l’institution et l’autorité. D’ailleurs si on vous demande vos formations, citez tous les noms que vous connaissez: PECS, ABA, MAKATON…

Conclusion:

Bien sûr la liste des propositions pour ne pas accompagner est loin d’être exhaustive,  mais fort de ces précieux conseils, je ne doute pas que vous réussirez. Rappelez vous l’acceptation des personnes en situation de handicap est à ce prix, montrer qu’elles doivent être acceptées (en institution) telles qu’elles sont. C’est un rempart contre le capitalisme  qui veut rendre les personnes handicapées autonomes.

 

L’inclusion scolaire virtuelle: la réalité de demain

(Ceci est de l’humour)

Des représentants enthousiastes

C’est donc devant le monde associatif et le monde scolaire que Jean-Michel Blanquer a présenté ce système innovant de la réalité scolaire virtuelle. « Cette révolution est le début d’un changement de paradigme, une nouvelle ère »

Sophie Cluzel dans un discours a rappelé que l’inclusion était une priorité de ce gouvernement « trop souvent les enfants autistes ne savent pas être élèves et n’ont pas d’enseignants en IME, avec ce système, le gouvernement signe son entrée dans l’inclusion de demain (…)  l’inclusion c’est vraiment notre ADN (virtuel) ». Stanislas Deahenne la rejoint « Les neurosciences ont révolutionné l’inclusion ».

Inclusion scolaire virtuelle

Difficile lorsqu’on est en IME de reproduire une classe et même de retrouver l’ambiance scolaire si propice au travail. Avec ce casque, l’immersion est totale, puisqu’enfin l’enfant autiste pourra accéder à un temps plein sans même quitter la salle de vie de l’IME. L’IME devient virtuellement une plateforme scolaire. Vincent, un éducateur témoigne « Avec ce casque, l’inclusion est sans limite, c’est la fête de l’inclusion ». Louna (10 ans) Asperger haut potentiel et bénéficiaire de l’IME nous raconte son expérience « C’est la première fois que je peux rester une journée entière en inclusion, je me suis même fait un ami ». Les parents de Louna sont ravis de l’expérience « Nous avons eu une AESH Virtuelle notifiée par la MDPH en moins de 3 mois, pour une fois nous ne craignons plus la rentrée». Sophie Cluzel abonde « Levons l’autocensure, si l’IME ne peut pas venir à l’école, faisons venir (virtuellement) l’école à l’IME »

La réalité virtuelle au service de l’inclusion

Cette expérience à l’IME « les éducateurs terribles » montre qu’un enfant autiste peut être virtuellement dans une école. Des casques de réalité virtuelle pour qu’enfin les personnes puissent côtoyer des personnes handicapées sont déjà en vente. D’ailleurs l’application « vivez ma vie de SDF sans sortir de chez vous » affiche déjà 2 millions de téléchargement.  Pour encourager les entreprises à utiliser ce système, toutes les sociétés qui accueilleront virtuellement des personnes handicapées n’auront plus un quota nécessaire de personnes handicapées. Le Medef salue déjà cette initiative

Chance et vie voulait encore une fois partager ces innovations au cœur du changement (virtuel) de paradigme, déjà le président Emmanuel Macron a souhaité travailler sur une nouvelle option  un monde sans gilet jaune et sans opposants, la réalité de demain? :

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Crédit : Nouvel obs

Crédit image d’en-tête : Maxicroco

Trouble de la personnalité de la blouse blanche (issu du DSM-7)

Cet article se veut parodique, il ne vise qu’une minorité de personnes et est là pour prendre du recul sur des situations. Il est évident que de nombreux psychiatres, médecins ne rencontrent pas les critères énoncés et encore moins les infirmières.

Critères diagnostiques :

A) Déficit persistant de la communication réceptive, le sujet est incapable d’écouter son patient et  la conversation demeure unidirectionnelle notamment face à un sujet féminin. Volonté affichée de ne pas croire son interlocuteur et adresse agressive ponctueront un discours jargonnant et peu explicite

B) Intolérance aux remises en question, incapacité à suivre une formation, la personne aura une flexibilité cognitive particulièrement absente

C) Ritualisation des comportements, la personne donnera des prescriptions de façon uniforme, ritualisera ses comportements au cours de l’examen clinique d’autrui. Ceci alors même que les dits traitements seront inefficaces. Bien entendu aucune évaluation de l’intervention ne sera réalisée et la personne ne sera adressée à aucun autre spécialiste. Ceux-ci étant considérés comme des ennemis du porteur de la blouse blanche.

D) Une hyperéactivité aux critiques sera à craindre lorsque vous tenterez d’exprimer votre avis. Une formation de type gestion des troubles comportements majeurs et une indifférence programmée pourraient être utile en pareil cas. L’immobilisation est parfois nécessaire.

E) Les symptômes sont souvent présents dans l’enfance mais deviennent intenses post-doctorat

F) Ces troubles ne sont pas mieux expliqués par le trouble de la personnalité du post-doctorat qui demeure très similaire

G) L’absence de souffrances liées au comportement est significative, la personne est ravie de pouvoir afficher ses diplômes et ne se rendra pas compte de son attitude destructrice envers autrui. L’absence de compassion, la condescendance doivent être particulièrement marquées et avoir un retentissement sur autrui.

Spécifier si :

  • Dysgraphie associée : La personne rend des ordonnances illisibles
  • Trouble de la conduite: se met dans des situations à risques pour maintenir son discours et insulte ses interlocuteurs
  • Avec des émotions prosociales absentes, la personne doit alors répondre à deux critères, l’absence totale de compassion,  une agressivité marquée face à autrui

Prévalence :

Au cours de la dernière décennie, la fréquence a beaucoup augmenté, cela peut s’expliquer par plusieurs faits,  au départ nous pensions que seuls les psychanalystes étaient touchés jusqu’à se rendre compte que l’EBM ne protégeait nullement de cela .Un environnement qui soutient cette personne et le fait d’être un homme sont des facteurs qui argumentent fortement la fréquence. Le sexratio est établi à 9 hommes pour une femme porteur de ce trouble.

Evolution:

Hélas, les perspectives d’évolution sont faibles, le sujet aura même tendance à chercher des pairs du même acabit et à former un groupe pour éviter toute évaluation de sa pratique. Au fil des années, l’expérience semble souligner une aggravation symptomatologique. Il est à noter que la présence de soutien manifeste de la part du public lié à l’obtention de diplômes peut considérablement renforcer une symptomatologie existante.

Étiologie:

Il semble établi que dès l’enfance, la personne peut faire montre d’une absence totale d’écoute et d’humilité.  Il passe sans mal les tests de théorie de l’esprit mais la personne semble incapable de la moindre compassion. Si elle ne souffre pas elle même, elle infère souvent des souffrances chez autrui qui n’en manifestent pas.